Pascale Boistard, secrétaire d’État chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie, a annoncé le 18 mai le lancement d’une mission d’appui auprès de trois départements, la Corrèze, la Meurthe-et-Moselle et la Somme, pour répondre aux difficultés structurelles rencontrées par le secteur de l’aide à domicile (lire ci-contre). Les trois ARS concernées, pilotes de cette démarche, ont lancé chacune une consultation afin de désigner un prestataire. Les volontaires ont jusqu’au 10 juin pour se faire connaître. Le délai de réalisation de la mission flash est lui-même très court, soit un mois ou vingt-cinq jours ouvrés. L’objectif de ce dispositif est d’approfondir, à partir des éléments existants, le diagnostic organisationnel et financier du secteur, d’arrêter un constat des difficultés et des enjeux et de soutenir les services d’aide et d’accompagnement à domicile (Saad) à sortir de leurs difficultés structurelles. Le prestataire aura à sa charge d’établir des premières recommandations, dans un objectif de capitalisation.Selon les cahiers des charges publiés par les agences Grand-Est, Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, la mission comporte trois phases (voir ci-dessous). La démarche décrite dans les documents est globalement similaire sur les trois territoires, quelques différences existent toutefois, notamment dans les objectifs de la prestation. Les cahiers des charges tiennent ainsi compte des travaux déjà réalisés par les départements. Si l’ARS est chargée du pilotage du dispositif, les missions flash doivent s’appuyer particulièrement sur les départements, chefs de file de la politique d’aide à domicile.

Dans un premier temps, le prestataire choisi devra réaliser une cartographie de l’existant, en partenariat avec la collectivité. Les informations recueillies porteront sur le public, le territoire, la situation des Saad, l’impact des financements obtenus dans le cadre des fonds de restructuration ou encore sur la mise en œuvre des conventions de modernisation signées avec la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). La seconde phase consiste en l’accompagnement de plusieurs Saad, trois pour la Meurthe-et-Moselle et la Somme et quatre pour la Corrèze. Le prestataire sera chargé d’analyser leur situation et de proposer un plan de retour à l’équilibre. Enfin, un rapport sera rédigé et devra permettre d’identifier des enseignements reproductibles sur d’autres territoires afin de pallier les difficultés rencontrées par les services. Un financement de 25 000 euros maximum est attribué aux ARS pour la réalisation de ces prestations. Les fonds seront versés aux agences par la CNSA et issus de la section IV de son budget.

Source : Hospimedia, le 7 Juin 2016