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ÉDITORIAL | LES BRÈVES | ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE | AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL | EMPLOI/FORMATION | AUTONOMIE |

Éditorial

Des perspectives sérieuses pour le futur de l’autonomie !?

Ces derniers mois, différentes mesures publiques semblent remettre la question de l’autonomie des plus fragiles à la place qu’elle ne devrait jamais avoir quitter. 

Par la voix des ministres Darmanin et Le Maire, le gouvernement a annoncé qu’il ne toucherait pas au crédit d’impôt pour l’emploi à domicile. Il n’est pas inutile de rappeler à cet effet que ce crédit d’impôt représente la troisième « niche fiscale » (4,76 milliards d’euros prévus en 2019), après le CICE et le crédit impôt recherche, ce qui impacte très directement près de 1,4 million de salariés. Cette annonce fait suite à une autre, laissant la perspective de la mise en place d’une aide directe à la place du crédit d’impôt actuel. Cette mesure qui interviendrait en 2020 permettrait aux ménages de rendre contemporaine aux activités la somme versée pour celles-ci. Aussi, le montant versé pour les emplois resterait le même, mais serait réparti mois par mois.

Outre ces mesures, c’est le rapport de Dominique Libault, président du Haut conseil du financement de la protection sociale, remis le 28 mars dernier et ses 175 propositions, pour prévenir et prendre en charge la dépendance et favoriser l’autonomie et le maintien à domicile, qui fera date d’autant qu’Agnès Buzyn précise vouloir s’en inspirer pour un futur projet de loi. Parmi les préconisations phares, notons le souhait de créer  80 000 postes supplémentaires (+25%) au sein des EHPAD, doublé d’un plan de rénovation de ces derniers de trois milliards d’euros sur dix ans, et par une amélioration de la prise en charge à domicile, mais aussi le retour du cinquième risque, avec la proposition de « reconnaître la perte d’autonomie comme un risque de protection sociale à part entière« . Pour permettre son financement, le rapport évoque deux hypothèses possibles : l’institution d’une seconde journée de solidarité et l’augmentation des droits sur les donations et sur les successions « importantes ». Il s’agit en effet de trouver 9,2 milliards d’euros de dépenses par an dans ce champ. 

On l’aura compris, les prochains mois seront déterminants pour préparer le futur de la prise en charge de la perte d’autonomie. Nous suivrons naturellement attentivement l’évolution des mesures prises.

David Hamelin, Directeur | LE-CENTRE, créateurs de liens.

 ACTUALITÉS DU SECTEUR

LES BRÈVES

  • Quelle est la somme mobilisée par les conférences des financeurs depuis 2017 ?

La CNSA vient de faire paraitre la seconde édition de sa Synthèse nationale de l’activité de la conférence des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie. Mise en place en 2016, dans chaque département, ce n’est qu’en 2017 que ces instances fonctionnèrent à plein.
En matière de fonctionnement, les conférences ont tenu environ 300 réunions, mobilisant plus de 2200 membres. Plus de 90% des conférences ont  mis en place des instances de travail, en plus des réunions plénières. Par ailleurs, 82% des conférences bénéficient d’un soutien du département, le plus souvent sous la forme de la mise à disposition d’un chargé de mission.
Les résultats sont de ce fait significatifs. En effet, ces instances ont financé en 2017, 500 000 actions de prévention qui ont touché 793 000 personnes. Les financements correspondants ont atteint 104,7 millions d’euros.
Au total ces conférences ont redistribué 202 millions d’euros via ces actions de prévention de la perte d’autonomie. 
Dans son étude, la CNSA insiste sur la nécessaire évaluation de ces actions qui aujourd’hui n’est pas menée. 
Pour aller plus loin : https://www.cnsa.fr/compensation-de-la-perte-dautonomie/financement-des-prestations-concours-aux-departements/la-conference-des-financeurs-de-la-prevention-de-la-perte-dautonomie

  • Signature d’une convention de partenariat entre CNSA et le Défenseur des droits

Le Défenseur des droits et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) viennent de signer le 11 février 2019 (date anniversaire de la loi du 11 février 2005) une convention de partenariat. Elle a pour objectif de « développer des actions communes en matière de protection et de promotion des droits des personnes handicapées ou en perte d’autonomie« . Cette signature arrive à point d’autant, faut-il le rappeler, qu’en 2017 et 2018 les questions liées au handicap constituèrent le premier motif de saisine du Défenseur des droits en matière de discriminations. Quatre axes de travail sont retenus par les deux institutions. Parmi eux, notons le souhait de renforcer la coopération des deux organismes dans le cadre du traitement des réclamations individuelles liées à l’avancée en âge ou au handicap. Dans ce cadre, la CNSA aidera notamment le Défenseur à identifier la problématique, à interpréter les textes et à prendre contact avec la MDPH concernée. 
Pour aller plus loin : https://www.cnsa.fr/actualites-agenda/actualites/le-defenseur-des-droits-et-la-cnsa-sengagent-pour-lacces-aux-droits-des-personnes-quel-que-soit-leur-age-ou-leur-situation-de-handicap

  • Où en sommes-nous de la revalorisation effective de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) à domicile ?

L’enquête trimestrielle de la DREES relative à la réforme de l’APA à domicile par la loi ASV du 28 décembre 2015 vient d’être rendue publique. A la lumière de celle-ci, il est possible de dresser plusieurs constatations sur les années 2016 et 2017 :
– La proportion des bénéficiaires ayant accès à des plans d’aide d’un montant supérieur aux plafonds en vigueur a augmenté, notamment pour les bénéficiaires de l’APA en GIR 1 ;
– Tous GIR confondus, le montant mensuel moyen des plans d’aide notifiés est de 547 euros dont 434 euros pris en charge par les départements ;
– La participation des départements varie selon les niveaux de dépendance. En moyenne, elle évolue de 22% en GIR 4 à 16% en GIR 1. Cette baisse de participation pour les personnes les plus dépendantes pourrait s’expliquer par le fait que « le nouveau calcul du ticket modérateur mis en place par la loi ASV a davantage réduit la part restant à la charge des bénéficiaires les plus dépendants, ce qui était son objectif ».
– Fin 2017, 49% des conseils départementaux ayant répondu ont déclaré qu’au moins un bénéficiaire a pu profiter du droit au répit des proches aidants.
Pour aller plus loin : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/etudes-et-resultats/article/deux-ans-d-application-de-la-loi-d-adaptation-de-la-societe-au-vieillissement

 

  • Combien de personnes âgées bénéficient d’une aide aux activités quotidiennes ? 

C’est à cette question à laquelle la DREES tente de répondre via son étude « Un senior à domicile sur cinq aidé régulièrement pour les tâches du quotidien ». Ce sont en effet trois millions de personnes âgées de plus de 60 ans, soit quatre fois plus que le nombre de bénéficiaires de l’APA à domicile (748.000 à la fin de 2015) qui déclarent recevoir une aide pour effectuer des actes essentiels de la vie quotidienne.
Les femmes sont plus nombreuses (26%) que les hommes (14%) à recevoir une aide de ce type.
En outre 48% d’entre eux sont aidés uniquement par leur entourage, 19% uniquement par des professionnels et 34% bénéficient d’une aide mixte. Le recours à cette dernière s’accroît fortement avec l’âge et la perte d’autonomie. 
En matière d’activités, près de deux millions de seniors déclarent être aidés pour faire le ménage ou les courses. Suivent les prises de rendez-vous médicaux (48%), la gestion du budget (42%), le bricolage dans le logement ou le jardin (37%), l’aide à la toilette et à l’habillage (30%), l’accompagnement dans les moyens de déplacement (29%), les sorties du logement (26%), la préparation des repas (24%)…
La moitié des personnes aidées déclarent un seul aidant. Cela étant le nombre d’aidants s’accroît toutefois avec le degré de dépendance. 
Pour aller plus loin : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/etudes-et-resultats/article/un-senior-a-domicile-sur-cinq-aide-regulierement-pour-les-taches-du-quotidien

  • Un nouveau site pour la branche de l’aide à domicile se modernise

Les acteurs de la branche de l’aide à domicile avaient mis en place depuis plusieurs années déjà un site qui s’adresse aux nombreux acteurs de la branche. Celui-ci fait peau neuve et permet d’accéder à une documentation variée et de qualité. On y retrouve des informations essentielles autour des thématiques suivantes : recrutement et insertion ; gestion des compétences ; développement des activités ; organisation du travail ; réduction de l’absentéisme ; conditions de travail. Une rubrique spécifique met en lumière les actions spécifiques en matière de santé des salariés.  
Pour aller plus loin : https://aideadomicile-labranche.fr

  • Quand le covoiturage à caractère lucratif amène au licenciement

Dans cette affaire, un salarié (un responsable d’agence) pratiquait le covoiturage « intensif » avec son véhicule professionnel sans autorisation de son employeur. De surcroit il le pratiquait à titre lucratif via la Plateforme de co-voiturage Blablacar. Licencié par son employeur, le salarié considère la sanction disproportionnée et son licenciement sans cause réelle et sérieuse et porte l’affaire devant les tribunaux. La cour d’appel rappelle ainsi que si le salarié avait sollicité l’autorisation préalable de son employeur, celui-ci l’aurait informé que l’assurance ne couvrait pas les personnes transportées et par conséquent lui aurait précisé l’interdiction de cette pratique. De ce fait, « pratiquer le co-voiturage avec un véhicule de fonction à l’insu de son employeur, en l’exposant à un risque compte tenu de l’absence de couverture de cette activité par l’assureur, constitue une faute justifiant le licenciement ».
Pour aller plus loin : CA Rennes, 31 août 2018, n° 16/6462

ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE ET RISQUES PROFESSIONNELS

Égalité professionnelle 

  • Egalité professionnelle femmes-hommes : des progrès selon la Commission européenne mais un changement trop lent

Les progrès enregistrés dans le domaine de l’égalité entre les femmes et les hommes s’accomplissent toujours très lentement selon le rapport de la Commission européenne. Malgré la progression de l’Europe, on constate une régression dans certains pays. Le taux d’emploi des femmes dans l’Union Européenne a atteint un nombre record de 66.4% en 2017. Les femmes sont davantage exposées au risque de pauvreté, leurs salaires étant en moyenne inférieurs de 16% à celui des hommes. Ces salaires plus bas ont une incidence sur l’écart en matière de retraite, qui s’établissait à 35.7% en 2017.
Source : liaisons sociales quotidien, 11 mars 2019

  • La perception des inégalités de salaire diffère selon le sexe

62% des personnes pensent que la situation des femmes s’est améliorée ces dernières années en ce qui concerne leur possibilité d’accéder à tous les métiers et 44% pensent que les inégalités salariales sont réduites. Pour remédier aux inégalités professionnelles, 83% des français estiment qu’il faudrait créer davantage de crèches interentreprises, 74% approuvent également l’idée d’accorder davantage de droits à la formation pour les salariés à temps partiel, 72% de développer le télétravail et 69% de sanctionner par des amendes les entreprises avec des écarts de salaires.
Source : liaisons sociales quotidien, 11 mars 2019

  • L’employeur répond des agissements discriminatoires commis par des tiers.

Lorsque des agissements discriminatoires ont porté atteinte à la santé du salarié, la responsabilité de l’employeur peut être retenue non seulement au titre des dommages qu’il a directement causés, mais aussi au titre des dommages causés par les agissements de personnes exerçant, de fait ou de droit, une autorité sur les salariés.
Source : https://www.dalloz-actualite.fr/flash/discrimination-responsabilite-d-une-association-employeur-du-fait-de-benevoles#.XKyiFDAzaUk

  • La maternité, un frein à l’égalité salariale femme homme

On peut constater que les écarts de salaires entre les hommes et les femmes ont nettement augmenté au cours de la vie professionnelle. Sur la période 1995-2015 dans le secteur privé, le salaire net horaire des femmes est inférieur de 18% à celui des hommes. Les femmes gagnent en moyenne 6% de moins que les hommes à 25 ans, 13% à 35 ans et 20% à 45 ans. Cela peut s’expliquer par l’accroissement des écarts entre mères et pères. Tout âge confondu, l’écart de salaire entre mère et père est de 23%. En effet, on constate une baisse de salaire des mères après la naissance d’un enfant.
Source : Liaisons sociales quotidien du 21 février

  • Les femmes sont désormais plus diplômées que les hommes (étude du Cérecq)

Selon le centre d’étude, la situation des femmes s’est considérablement améliorée depuis 20 ans. Ce phénomène est notamment dû à la dégradation de la situation des hommes. Les femmes sont alors mieux insérées dans l’emploi. Suite à cela, le pourcentage de femmes en situation d’emploi cinq ans après leurs études à évoluer de 3 points en deux décennies contre une baisse de 9% pour les hommes. Malgré l’amélioration du nombre d’hommes sortant du système scolaire sans diplôme, le nombre de femmes avec ces mêmes caractéristiques en reste inférieur. L’écart de salaire entre hommes et femmes reste toujours malheureusement d’actualité. Une constatation principale : les emplois occupés se féminisent progressivement.
Source : liaisons sociales quotidien du 11 mars 2019

  • Infographie sur la place de la femme dans la formation professionnelle

Quelle est la place de la femme quand il s’agit de formation professionnelle en France ? Faisons un tour d’horizon de la situation actuelle avec cette infographie réalisée par Topformation.fr. 
Voir l’infographie ICI.
Source https://www.topformation.fr/

Amélioration des conditions de travail

  • Conditions de travail : plus de 90% des salariés travaillent même s’ils sont malades

Plus de 9 français sur 10 (93.5% des salariés et jusqu’à 95% pour les femmes) iraient au travail même s’ils sont malades. Les raisons de ce phénomène s’expliquent par la peur de subir des reproches et remontrances de la part du patron ou de la hiérarchie et par sentiment de culpabilité. Plus d’un français sur deux a vu son état empirer ainsi que sa santé et sa sécurité mises en danger lorsqu’ils ont pris la décision d’aller travailler en étant malade. 71.4% des salariés affirment ne pas être réellement en capacité de travailler. Et enfin, généralement, les salariés préfèrent cacher que leur arrêt est dû à une maladie mentale et affirment que celui-ci est physique.
Source : http://www.pic-magazine.fr/actualite/conditions-de-travail-plus-de-90-des-salaries-travaillent-meme-sils-sont-malades

  • Les salariés satisfaits de leur équilibre vie pro et vie perso mais préoccupés

68% des salariés français disent être satisfaits de leur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle et 66% que leurs relations avec leur supérieur sont aussi bonnes que la qualité en entreprise. De plus, ils sont 15% à en attribuer les mérites à l’employeur (avec le télétravail, la mise à disposition de salles de repos…). Malgré tout, ces derniers déplorent aussi le manque d’implication de leur entreprise dans cette amélioration. Trois salariés sur dix déclarent avoir rencontré des difficultés de santé liées à leur travail. Les actions qui sont alors menées par les entreprises pour le bien-être et la santé de leurs salariés ont un impact très important sur leur motivation, leur implication, leur confiance, leur attachement à l’entreprise et donc leurs performances collectives.
Source : Liaisons sociales quotidien du 27/02/2019

  • Etude « Prendre en compte la parentalité dans la vie au travail » du Conseil Supérieur de l’Egalité Professionnelle entre les femmes et les hommes »

L’enquête du CSEP montre que les femmes sont toujours plus impactées que les hommes par l’arrivée d’un enfant dans le foyer. 93% des mères ont pris l’intégralité de leur congé maternité à la naissance de leur enfant contre 78% des pères. Une femme sur deux a l’impression que sa carrière a été freinée en raison de sa maternité. 75% des femmes et la moitié des hommes jugent que la maternité a un impact négatif sur le déroulement de carrière. Alors que près des trois quarts des salariés estiment que la parentalité est davantage un frein à la carrière pour les femmes que pour les hommes, 73% des mères et 72% des pères se disent satisfaits de leurs conditions d’emploi en termes de conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale. Enfin, l’enquête nous apprend que les salariés ne connaissent pas leurs droits et la politique mise en œuvre dans leur entreprise pour favoriser la parentalité.
Source Fil AFP Liaisons sociales

  • Plan santé au travail 2016-2020 : quel bilan à mi-parcours ?

Le plan santé au travail, qui mobilise les acteurs institutionnels de la santé au travail, vise à renforcer la prévention autour d’enjeux majeurs comme le développement de la culture de prévention, l’amélioration de la qualité de vie au travail et le renforcement du dialogue social. Sur le champ de la prévention des risques professionnels, des outils sont mis à disposition des entreprises qui sont accompagnées (ex : site internet dédié au risque de chutes au travail, accompagnement des CARSAT sur le risque routier). Le plan incite les entreprises à travailler sur la prévention des TMS devant leur implication dans plus de 87% des reconnaissances de maladies professionnelles dans le régime général en 2014. Au-delà de l’usure et des maladies professionnelles, d’autres facteurs peuvent conduire à l’exclusion du marché de l’emploi. Les actions de maintien dans l’emploi sont donc importantes et favorisées (ex. clubs régionaux sur les maladies évolutives).
Pour plus d’informations : https://www2.editions-tissot.fr/actualite/sante-securite/plan-sante-au-travail-2016-2020-bilan-a-mi-parcours?utm_campaign=Articles-E-News&utm_content=titre-article&utm_medium=e-news-actu&utm_source=st&utm_term=titre-article

EMPLOI / FORMATION

  • Mission locale : l’hypothèse de la fusion avec Pôle Emploi

Selon le président de l’union nationale des missions locales (Jean-Patrick Gilles) et le gouvernement, les missions locales ne seront pas fusionnées avec pôle emploi. En effet, la mise en commun d’activités entre les missions locales et les agences de Pôle Emploi afin de constituer un groupement d’intérêt public local, a été soumise à des avis défavorables liés notamment aux coûts et incitations financières par l’UNML, l’AMF et l’ARML. En effet, la région Rhône-Alpes et Hauts-de-France ont même demandé au gouvernement de clarifier ses intentions concernant la préservation des missions locales. Une seule éventualité reste encore à débattre par le gouvernement, celle d’élargir l’âge des personnes accueillies par la mission locale de 16 à 29 ans dans la cadre de la loi avenir professionnelle. Le rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS), a rendu public la diffusion d’une application numérique facilitant l’inscription des jeunes à distance. De plus, ce rapport estime que la gouvernance du partenariat renforcé entre missions locales et Pôle emploi n’est pas suffisamment outillée et structurée pour permettre un pilotage et un suivi efficace de l’accord.
Source : la banque des territoires.

 

  • Kinougarde élu meilleur employeur en France

Un communiqué du moteur de recherche Indeed annonce que Kinougarde, entreprise de garde d’enfant à domicile, arrive en tête du classement 2019 du palmarès « des meilleurs employeurs en France » ! L’entreprise est récompensée en particulier pour sa flexibilité sur les horaires de travail, son organisation et l’encadrement de ses salariés. Des critères importants puisque l’entreprise emploie beaucoup de personnes ayant une activité en parallèle, notamment des étudiants. Kinougarde détient donc la première place de ce classement devant les grandes entreprises Orange, Airbus, Christian Dior et Safran qui arrivent respectivement au 2ème, 3ème, 4ème et 5ème place de ce classement.

  • Tableau de bord des sur les emplois, les métiers les qualifications et les formations du sanitaire et social en Nouvelle-Aquitaine

Dans le dernier tableau de bord réalisé par l’OREF Nouvelle-Aquitaine, nous retrouvons les chiffres clés de l’emploi entre autre sur les métiers d’aides à domicile, des chiffres assez inquiétants au regard des difficultés de recrutement qui existent sur ces métiers :
– 58% de temps partiel : il est précisé que le « sous-emploi concerne en particulier les aides à domicile qui subissent le plus souvent le temps partiel, puisque 30% d’entre-elles souhaiteraient travailler davantage »
– L’âge moyen est de 46 ans avec une part du personnel âgé de 50 ans et plus de 46%.
Les métiers d’aide à domicile enregistrent les plus forts projets de recrutement selon l’enquête BMO de Pôle emploi avec 10 300 créations nettes d’emploi d’ici 2022. Parallèlement, les aides à domicile constituent la profession la plus impactée par les départs en retraite puisqu’il y en a 10 560 de prévus d’ici 2022 également.
Selon ce tableau de bord, dans le département de la Vienne, nous comptons plus de 4000 aides à domicile : 97% sont des femmes, 79% ont un emploi stable (CDI).

  • Financement de la formation professionnelle

A partir de 2021, le financement de la formation professionnelle passera par une seule cotisation qui sera collectée par les URSSAF ou la MSA. Cette cotisation sera composée de la taxe d’apprentissage (0,68%) et de la contribution formation (0,55% du revenu d’activité ou 1% à partir de 11 salariés). Le CIF-CDD disparait au profit d’une cotisation CPF CDD de 1% à destination de la Caisse des dépôts. La CSA (contribution supplémentaire à l’apprentissage) est maintenue. France Compétences décidera ensuite de la répartition des fonds collectés auprès des employeurs pour la formation professionnelle et l’alternance. Cette répartition est à présent décidée chaque année par le conseil d’administration de France Compétences.
Pour 2019, deux collectes de fonds sont programmées pour les entreprise de plus de 11 salariés : en février au titre de l’année 2018 et à l’autonome au titre de l’année en cours. Exceptionnellement les employeurs sont exonérés de la taxe d’apprentissage sur les salaires versés en 2019.
Pour 2019, après un versement à l’Etat de 1,532 milliard d’€ pour la formation des demandeurs d’emploi, le conseil d’administration de France compétences a décidé de répartir des fonds collectés comme suit :
A destination des OPCO :
– 41,7% à destination du financement de l’alternance (et l’aide au permis et apprentis à l’ASP)
– 10,7% pour le développement des compétences des entreprises de moins de 50 salariés
A destination des Fongecif et OPACIF :
– 39% pour le CPF de transition
– 4,2 % pour le CEP des actifs en emploi
Enfin 2,7 % sont réservés pour le CPF et versés à la Caisse des dépôts. 1,7 % sera conservé par France compétences.

AUTONOMIE

  • Première édition de CAP’HANDICOOK : le premier concours de cuisine pour personnes en situation de handicap

Le 22 mars 2019 a eu lieu le premier concours de cuisine à l’Ecole de Paris des Métiers de la Table (EPMT). Cette première édition a mis en lumière 5 ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail) d’Ile de France qui se sont départagés sur une épreuve de service et de cuisine. L’occasion pour ces brigades d’exploiter leur savoir-faire sous l’œil aiguisé de grands chefs.
Pour connaître le vainqueur ou pour plus d’informations : https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/video-ile-de-france-un-concours-culinaire-pour-integrer-des-handicapes-7797319369

  • Journées «  actualités et pratiques innovantes en ergothérapie » le 24 et 25 mai 2019

Organisées par la délégation territoriale ANFE Lorraine et l’Institut de Formation en Ergothérapie Lorraine – Champagne – Ardenne, les journées pratiques en ergothérapie sont ouvertes aux professionnels de la rééducation et de la réadaptation. Différents ateliers seront proposés, l’occasion de découvrir et échanger autour des thématiques suivantes : positionnement sur le fauteuil roulant, médiation pleine conscience, l’intégration neurosensorielle, gestion de l’agrippement etc.
Inscription et programme : https://www.anfe.fr/images/stories/doc/telechargement/JR_Nancy_2019_Programme-inscription.pdf

  • Concertation grand âge et autonomie

En janvier dernier, l’ANFE et l’AFEG (Association Française des Ergothérapeutes en Gériatrie) ont été reçues au Ministère de la Santé en lien avec la concertation nationale grand âge et autonomie. Des échanges centrés sur l’accès à l’ergothérapie dans le parcours de santé des aînés ont eu lieu.
Consultez la note de synthèse de ces interactions : https://www.anfe.fr/images/stories/doc/telechargement/ANFE_Contribution_des_ergoth%C3%A9rapeutes_pour_la_concertation_grand_age_et_autonomie.pdf

  • Les Accessifs

Les Accessifs, organisé par la Ville de Poitiers, c’est plusieurs semaines d’animations pour tous qui permet de voir le handicap sous un nouveau jour du 10 mai au 26 mai 2019. Un programme de spectacles, d’ateliers, de pratiques et rencontres sportives, d’expositions et de conférences, pour se distraire, sortir se rencontrer… Basée sur la convivialité et l’échange, cette manifestation est une occasion privilégiée pour « changer notre regard » sur le handicap. LE-CENTRE sera présent au village associatif le mercredi 15 mai avec ses partenaires sur la place Leclerc. Venez nous rendre visite !

 

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