Annonce par le gouvernement d’un appui aux métiers du grand-âge en 2022

Au cours d’un déplacement le 23 septembre dernier à Autun en Saône et Loire, le Premier Ministre Jean Castex a annoncé divers éléments tendant à favoriser l’emploi, la reconnaissance des métiers de l’aide à la personne et la prise en charge de la perte d’autonomie.
Elles s’inscrivent dans un contexte marqué par l’imminence de la présentation du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2022, adapté à la création d’une cinquième branche de la Sécurité sociale.

Accompagné par Olivier Véran et Brigitte Bourguignon, il a affirmé le choix de privilégier la possibilité du “ maintien à domicile le plus longtemps possible partout sur le territoire ”. Le défi est d’ores et déjà celui de satisfaire les besoins des usagers alors qu’il existe “ de nombreux postes vacants ” et que la tendance est celle d’une progression des personnes à prendre en charge à l’avenir. On estime à environ 20% de postes vacants et 20% des départements ayant des problématiques de couverture intégrale d’offre d’aide à domicile sur leur territoire actuellement.

Pour pallier cela est déjà mis en œuvre depuis le 1er octobre dernier une revalorisation salariale à hauteur de 15% pour les professionnels de l’aide à domicile conformément à l’avenant 43/2020 de la branche afférente. Cependant, cela ne concerne que les salariés du secteur associatif en pratique. Les départements seront accompagnés par l’Etat à hauteur de 200 millions d’euros pour mettre en œuvre une telle mesure conformément à la LFSS 2021.

Aussi, pour renforcer la capacité de financement de ces services, le gouvernement s’engage à fixer un tarif plancher de 22 euros par heure d’intervention dont le surcoût sera pris en charge par l’Etat pour garantir un financement public minimum. Il aura vocation à être complété par un financement complémentaire à hauteur de 3 euros en cas d’engagement dans une démarche qualité impliquant à la fois continuité des services, formation des salariés et adaptation aux situations complexes notamment. Les conditions de financement et les objectifs doivent par ailleurs encore être affinées mais une enveloppe de l’ordre de 240 millions d’euros est prévue à cet effet.

Un soutien similaire concernant les services de soins infirmiers est également à prévoir avec une enveloppe totale de 130 millions d’euros dégagée dans le cadre du PLFSS.

L’objectif sera dans cette optique de pouvoir également coordonner les différents services proposés au domicile des usagers en généralisant les “services intégrés avec porte d’entrée unique ”, permis cette fois par un financement d’une dizaine de millions d’euros.

Cet effort pour le maintien au domicile, s’il doit passer par le soutien aux interventions doit aussi être soutenu par des propositions de solutions d’adaptations des logements qui devraient venir compléter les solutions ouvertes par les diverses aides de l’ANAH, la CNAV et des collectivités. Celles-ci sont attendues pour début 2022.

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